Sept stratégies positives pour gérer un comportement agressif chez le jeune enfant 9


Les colères peuvent rendre l’enfant et son entourage très malheureux. La bonne nouvelle c’est que les adultes peuvent prendre le contrôle et aider à gérer ce comportement agressif de manière efficace sans faire honte à l’enfant.

Cet article est tiré du livre « The Earliest Teachable Moment: Personal Safety for Babies, Toddlers, and Preschoolers » de Irène van der Zande.

Les parents, les enseignants et les professionnels de la petite enfance demandent souvent de l’aide à Kidpower lorsque leurs enfants ont du mal à rester en sécurité avec leurs corps ou avec leurs mots :

« Ma fille de trois ans peut être adorable un instant puis exploser sans crier gare. Hier, à la crèche, elle a fait exprès de détruire un château de sable puis a jeté du sable dans les yeux de son camarade.»

« Avant, mon fils était facile à vivre, mais depuis qu’il est en maternelle, il s’est mis à copier un camarade et tape les autres enfants.»

« Une petite fille de ma classe fait une colère dès qu’elle est contrariée et se met à pincer, pousser et pleurer sans aucune retenue.»

« Un garçon à la crèche ne supporte pas de rentrer après avoir joué dehors. A chaque fois, il se jette sur le sol de colère en pleurant et en hurlant.»

Une des tâches les plus difficiles lorsque l’on vit ou travaille avec des enfants, quelque soit leur âge, c’est de savoir comment les arrêter, calmement, avec bienveillance et en toute sécurité lorsqu’ils agissent de manière potentiellement dangereuse pour eux ou pour les autres.

Les enfants qui perdent le contrôle d’eux-mêmes se sentent souvent en danger émotionnellement et peuvent aussi être en danger physiquement si on ne les arrête pas. Les autres enfants, les voyant agir de cette manière, risquent de se sentir eux aussi en danger à moins qu’un adulte ne prenne la situation en main avec efficacité et bienveillance.

Bien qu’il faille absolument arrêter un comportement agressif, il peut être dangereux pour l’enfant comme pour l’adulte, de restreindre un enfant en colère de manière non sécuritaire, de montrer de l’inquiétude ou de la colère face au désarroi de l’enfant ou de blâmer l’enfant d’avoir perdu le contrôle de ses émotions. Une intervention ferme, bienveillante et détachée est nécessaire pour la sécurité émotionnelle et physique de tous.

Les sept stratégies suivantes ont été écrites pour aider les parent de jeunes enfants, mais la plupart peuvent être adaptées pour intervenir auprès d’enfants plus âgés qui ont du mal à gérer un comportement agressif.

1 S’attendre à ce que l’enfant ait parfois du mal à maîtriser son comportement.

Le cerveau des enfants est en plein développement et ils n’ont pas la même capacité à se maîtriser qu’un adulte. Dès qu’ils sont en âge de comprendre, il est important de commencer à leur enseigner les habiletés qui les aideront à gérer leur comportement tout en leur faisant comprendre qu’ils ont besoin de notre supervision pour rester en sécurité et de nos conseils continus pour apprendre à réagir de manière sécuritaire.

Souvent, les enfants avec de fortes qualités de leader semblent avoir besoin de définir leurs limites en repoussant les limites des autres et en expérimentant avec l’utilisation négative de leurs pouvoirs. La plupart d’entre eux deviennent des adultes bienveillants et respectueux grâce aux conseils positifs continus des adultes.

Les enfants hyper-sensibles n’agissent parfois pas de manière « facile » ou « standard » et ils ont souvent besoin de l’aide des adultes pour apprendre à se comporter de façon plus gérable par les autres enfants. Certaines personnes qui se souviennent d’épisodes d’émotions intenses de leur enfance sont devenus, une fois adultes, des écrivains talentueux, des leaders visionnaires ou des inventeurs imaginatifs. Quand les enfants ressentent des émotions très fortes, ils ont besoin que leur adulte responsable investisse du temps, de la patience, des efforts et de la compassion pour les aider à apprendre à gérer leurs émotions de façon constructive.

Quand les enfants sont submergés par leurs émotions ils peuvent se refermer sur eux-même, décrocher, être accablés de tristesse ou être agressifs verbalement ou physiquement.

Etre réaliste et honnête, ne pas nier pas le problème.Trop souvent on ignore un comportement hors de contrôle le considérant comme normal, jusqu’à ce qu’il escalade de manière destructive.

Étiqueter un enfant de « méchant » n’aide pas beaucoup non plus. Un comportement agressif ne veut pas dire que l’enfant est méchant ni que les parents ou les enseignants sont incompétents. Les colères veulent simplement dire que toutes les personnes impliquées ont besoin de soutien et d’habiletés pour gérer les émotions avant que tout explose. C’est en gérant la vague d’émotions et en contrôlant les comportements que tout le monde sera en sécurité émotionnellement et physiquement.

2 Identifier et réduire les causes du stress qui déclenche les crises.

Il est important de comprendre le comment et le pourquoi d’une colère pour pouvoir trouver des solutions positives. Même si le comportement problématique semble une explosion d’émotions soudaines, sans fondement, il y a souvent un schéma récurrent et un temps de mise sous pression avant l’incident.

Même si cela prend du temps, mettre par écrit, sur une période d’au moins une semaine, toutes les observations possibles sur quand et comment un enfant arrive à une colère, donne souvent des indications sur ce qu’il faut faire pour limiter les crises.

Documenter le comportement de l’enfant. Essayer de trouver des schémas répétitifs dans la différence entre les bons jours et les mauvais jours. Qu’est-ce qui saute aux yeux?

Voici quelques déclencheurs types à considérer :

Les transitions :

Même si c’est amusant d’avoir plein d’activités différentes, trop de changements finissent par sur-stimuler les enfants. Pour aider à limiter les crises, ils ont besoin d’un emploi du temps léger et régulier, ainsi que du temps pour jouer seul dans leur propre espace et des interactions régulières seul à seul avec leurs adultes. Parfois un simple changement peut faire la différence. Par exemple, si votre bambin fait des colères au super-marché, essayez de faire les courses sans lui pendant quelques semaines. Arrangez-vous pour que ce soit amusant plutôt que stressant de devoir quitter une activité favorite. Si l’enfant rechigne à quitter l’aire de jeux, décidez à l’avance du plan à suivre lorsqu’il faudra partir et expliquez-lui le rituel de départ. Donnez plein de rappels du temps qu’il reste avant de rentrer et, lorsqu’il est l’heure de partir, restez enthousiaste, même si l’enfant fait la tête. Parlez-lui des choses intéressantes qui l’attendent après cette sortie, et racontez l’histoire de son personnage préféré qui fait plein de bêtises ridicules pour pouvoir rester au parc toute la nuit.

L’entrée en maternelle peut être une transition difficile pour beaucoup d’enfants. Avoir à gérer un nouvel environnement peut aussi amener l’enfant à développer des difficultés à maîtriser ses pouvoirs et son contrôle de soi. Si votre enfant se trouve en difficulté, essayez de passer du temps dans sa classe, pour soutenir l’enseignant mais aussi pour comprendre le contexte du problème.

Même des changements positifs, comme l’arrivée d’un bébé, un déménagement ou une fête d’anniversaire peuvent souvent être stressants pour un jeune enfant. Bien sûr, il faudra apporter un soutien renforcé lors de changements négatifs comme un divorce, une perte d’emploi ou un décès, qui affecteront durement toute la famille.

Trop chaud ou trop froid :

Certains enfants peuvent être très sensibles aux températures extérieures. Ils sont facilement contrariés s’ils ont trop chaud ou trop froid ; ils oublient d’enlever leur manteau ou de boire lorsqu’ils sont pris dans leur activité. S’entraîner à être confortable dans des moments calmes peut être très utile pour les aider à y penser lorsqu’ils sont occupés.

Avoir besoin de plus de sommeil :

Certains enfants ont besoin d’une bonne routine du sommeil pour être suffisamment reposés. Il y a des enfants qui ont besoin de plus de sommeil que d’autres. Mais quand il y a tant de choses à découvrir dans le monde et que l’on trouve tout si intéressant (comme chez la plupart des enfants de cinq ans), c’est très difficile d’aller dormir. Certains enfants ont de nouveau besoin de faire la sieste lorsqu’ils commencent de nouvelles activités comme partir en voyage ou changer d’école.

Pour les enfants le changement est une source de stress même lorsqu’il est positif. Dormir un peu plus longtemps peut les aider à passer ce cap.

Avoir besoin de plus de contact physique avec un adulte :

Certains enfants semblent avoir besoin de beaucoup de câlins pour les aider à être détendus. Lire des livres intéressants ou faire des jeux assis sur les genoux d’un adulte ou être porté ou cajolé peut aussi aider.

Avoir besoin d’espace :

Certains enfants se sentent submergés lorsqu’ils sont entourés d’autres. C’est pourquoi tant de problèmes arrivent à l’école durant les transitions : en rang pour aller manger, assis en rond pour le temps de l’histoire, etc. Les enfants tendent à se rapprocher lorsqu’ils sont excités plutôt que de se donner de l’espace.

Entraînez les enfants à partir à la fin de la queue ou à s’asseoir sur l’extérieur du groupe s’ils ont besoin d’espace, ou à demander calmement d’avoir plus de place.

Apprenez aux enfants à se reculer et à mesurer l’espace entre eux avec leur bras tendu plutôt que de tous se bousculer pour être devant. Nous expliquons aux enfants que l’important c’est d’être en sécurité dans la file d’attente et non pas d’être le premier (ce qui semble être très important pour les jeunes enfants et quelques adultes aussi !).

Aidez l’enfant à planifier comment obtenir de la place à la table du déjeuner ou quand il est assis en groupe. Parlez-en avec l’enseignant si vous trouvez qu’il y a vraiment un problème et ensemble trouvez des stratégies pour que l’enfant puisse bouger vers plus d’espace sans perturber la classe.

La sur-stimulation :

Pour prévenir les crises, il faut le moins de stimulation possible. Essayez de changer le planning et de structurer la journée pour que les enfants aient moins d’activités, moins de jeux sortis en même temps et qu’il puissent ralentir leur rythme. Réduisez ou éliminez l’accès à la télévision ou aux autres technologies pour que les enfants puissent passer du temps à être créatifs et à inventer leurs propres jeux. Si un enfant se plaint de s’ennuyer, ne pas accourir à sa rescousse. Encouragez-le à s’occuper tout seul et planifiez de passer du temps seul à seul avec lui quand cela vous conviendra à tous les deux.

La faim : 

Ne pas avoir assez de nourriture saine à manger peut aussi être un facteur déclencheur. Les enfants sont tellement pris par l’activité qu’ils oublient de manger et ne réalisent pas à quel point ils sont affamés. Ou alors ils se remplissent de sucreries qui ne les nourrissent pas vraiment. Avoir une stratégie en place pour être sûr que les enfants mangent de la nourriture saine avant de partir pour l’école, pendant la récréation, à midi et après l’école, peut aider à réduire les crises.

Un problème d’ordre médical ou psychologique :

Chez l’enfant qui a peu de tolérance à la frustration et qui devient facilement destructif ou soudainement renfermé, mais qui n’a pas répondu aux autres stratégies, il peut être utile de le faire examiner pour rechercher un éventuel problème médical, psychologique ou neurologique. Même si l’enfant n’a pas de comportement agressif mais semble être en difficulté sans raison apparente, il est important de rechercher un éventuel problème.

Par exemple, ma fille de huit ans avait beaucoup de mal à apprendre à lire. Les visites médicales de routine ne montraient pas de problème particulier, mais une consultation chez l’ophtalmologue décela un problème de retard dans la coordination des yeux. Elle fût très soulagée de connaître la cause de ses difficultés en lecture. Après quelques mois de rééducation elle se mit à lire facilement et avec joie.

Une fois que vous avez trouvé les déclencheurs possibles, expérimentez avec un changement pour les éviter et voir si la situation s’améliore. Essayez d’alléger les journées, d’augmenter l’activité physique, de réduire les stimulations, d’ajouter un goûter, un bain, un câlin et une histoire du soir, un meilleur contrôle de la température corporelle, etc. Minimiser les déclencheurs ne va pas éliminer tous les incidents explosifs mais cela peut aider les enfants à avoir de meilleures chances de gérer leur comportement et de garder le contrôle.

3 Les enfants doivent apprendre à reconnaître et gérer les émotions et les actions qui conduisent à un comportement non sécuritaire.

Pour aider l’enfant à comprendre, discutez avec lui de ce qui se passe. Une maman parle des colères de son fils comme d’avoir “des émotions fulgurantes”, ce qui est une façon bienveillante et sans jugement de décrire ce qui arrive lorsqu’on se met soudainement en colère et que l’on dit ou fait des choses blessantes. Reconnaissez qu’il est normal d’être en colère ou frustré mais que l’on doit apprendre à ressentir ces émotions tout en restant en sécurité physiquement. Racontez-lui les fois où vous vous êtes mis en colère et que vous avez tapé ou donné des coups de pieds. Parlez des personnages de livres qui ont eux aussi ce problème. Rejouez ces situations avec des jouets pour montrer le problème et ses solutions sécuritaires. Écrivez des livrets qui illustrent le comportement sur lequel l’enfant travaille. Enseignez aux enfants les habiletés nécessaires pour enrayer un comportement agressif. Donnez-leur les moyens de se débarrasser de l’énergie agressive en toute sécurité. Tous les enfants bénéficient de pouvoir être actifs et d’apprendre de nouvelles choses tout en étant en sécurité émotionnellement et physiquement et en gardant le contrôle de leurs paroles et de leurs gestes. Le yoga par exemple, ou un programme d’arts martiaux adapté, peuvent être des moyens amusants pour s’entraîner à se recentrer et à utiliser son corps de manière puissante et pacifique.

Lorsque l’enfant est calme, apprenez-lui les habiletés Kidpower ® comme une manière amusante d’être en sécurité avec les autres. Les enfants dès deux ans peuvent apprendre et utiliser ces habiletés avec succès.

Le pouvoir je-me-calme. Pour arrêter sa colère. L‘enfant s’entraîne en faisant semblant d’être en colère puis en respirant calmement et profondément, puis en pressant ses paumes l’une contre l’autre, le dos bien droit. Rappellez-lui d’utiliser le pouvoir je-me-calme dès qu’il commence à s’énerver en le guidant dans les gestes et en le félicitant même s’il n’y arrive que partiellement.

Le pouvoir bouche-cousue-chapeau-pointu. Pour s’empêcher de dire quelque chose de blessant ou d’inapproprié. Les enfants les plus jeunes auront peut-être besoin de s’entraîner en se pinçant les lèvres et en mettant la main sur la bouche pour les aider à s’arrêter. Répéter en revivant une situation (par exemple d’avoir insulté un autre enfant) et lui dire de se préparer à dire quelque chose de méchant et s’arrêter net. Vous pouvez imaginer toutes sortes de situations. Au début pratiquez plusieurs fois par jour. Pour qu’il aime répéter ces leçons, récompensez ses efforts par un gros câlin, un top là et en lui disant qu’il peut être fier de lui.

Le pouvoir j’attrape-mon-pantalon ou j’attrape-ma-jupe. Pour s’empêcher de taper ou de faire du mal aux autres. Cela se fait en pressant les mains le long des jambes ou en les mettant dans ses poches pour qu’il soit difficile de les sortir. Pratiquez avec des jeux de rôles. Au signal « j’attrape mon pantalon ou ma jupe », il met les mains le long du corps ou dans ses poches. Récompensez-le d’avoir réagit de façon sécuritaire (un tableau de récompenses peut être utile pour cela) et espacez les récompenses au fur et à mesure qu’il gagne en contrôle de soi.

Le pouvoir je-me-trouve-un-coin-tranquille. Se déplacer vers un coin plus tranquille pour se calmer. Donnez un espace calme à l’enfant à la maison, à l’école, etc. où il pourra se retirer et respirer, sauter sur place, serrer un coussin, tout ce qui l’aidera à se calmer loin des autres enfants qu’il pourrait blesser. Il faut un endroit accessible rapidement à ses adultes responsables pour pouvoir veiller sur lui et apporter leur soutien en cas de besoin.

Le pouvoir je-m’en-vais-loin. Pour s’éloigner des problèmes. Pratiquez en faisant semblant d’être un enfant qui s’apprête à pousser ou à donner un coup, sans le faire pour autant à l’enfant. Encouragez l’enfant à s’éloigner en étant attentif, calme, respectueux et plein de confiance en lui.

Manifestez une attitude (ex : tristesse) qui serait la conséquence naturelle d’un mauvais comportement. Si on ne veut pas que les enfants qui ont du mal à agir avec calme se sentent mal, il toutefois est très important qu’ils voient les conséquences de leur comportement destructeur. Arrêtez un enfant agressif immédiatement et fermement avec un soutien aimant et un langage simple et clair : « Quand tu me tapes, j’ai mal, je me sens triste. Ne me frappe pas. Je t’aime beaucoup, tu as bon coeur. Entraînons-nous à t’empêcher de frapper.» Essayez d’utiliser le même langage simple chaque fois. Si un enfant frappe ou blesse quelqu’un, cela peut amener à s’arrêter, à reconnaître les émotions qui ont conduit à l’incident, à revoir le « plan »pour gérer les émotions agressives et à pratiquer ce plan ensemble.

4 Avoir un plan pour prévenir et gérer les crises pour chaque endroit fréquenté par l’enfant.

Si vous avez un enfant qui éprouve des difficultés à contrôler sa colère, anticipez les problèmes potentiels et préparez un « plan d’action ». Enseigner aux enfants comment se calmer lorsqu’ils sont en colère est une habileté qui leur sera utile pour le reste de leur vie.

Les enfants sont tous différents. Ce qui marche bien avec l’un sera différent avec un autre. Voici quelques suggestions spécifiques d’une enseignante de maternelle dont les enfants ont du mal à rester en sécurité avec leurs corps et leurs mots :

Créer un plan familial pour gérer les crises. Vous pouvez en avoir plusieurs, (un pour quand il est très triste, un quand il est frustré, etc.) ou même des plus spécifiques (comment gérer si quelqu’un prend ton jouet, comment gérer si quelqu’un t’insulte, etc.).

Décrire étape par étape ce qui s’est passé lors d’un incident puis ce qui aurait dû se passer pour chaque étape. Aidez l’enfant à créer un nouveau plan en disséquant ses actions. Par exemple commencez avec ce qui est arrivé : 1. Lara est en colère, 2. Lara frappe, 3. son ami a mal. Maintenant recommencez l’histoire en insérant les étapes à pratiquer : 1. Lara est en colère, 2. Lara attrape son pantalon 3. Lara fait deux grandes expirations, 4. Lara demande de l’aide à un adulte responsable (maman, papa, maîtresse…) 5. l’adulte intervient, 6. Lara se sent mieux, 7. son ami aussi.

Au début il faudra vraiment simplifier les étapes. Ecrivez-les sur une grande feuille de papier avec des dessins ou dans un petit livre ou sur des fiches.

Accompagner l’enfant sur le moment. Quand un problème commence, incitez l’enfant à suivre le plan. Au début vous serez peut-être capable uniquement de lui en parler puis de revenir sur le plan plus tard une fois que l’enfant s’est calmé. Mais petit à petit, il sera capable de s’arrêter et de suivre son plan dans l’instant.

Passez du temps à travailler les étapes du plan, principalement les manières de se calmer. Aidez l’enfant à identifier ses émotions, soit lorsqu’elles arrivent ou plus tard s’il s’en souvient. Par exemple il peut dire « j’ai chaud» ou « je suis triste ». Dessinez cette émotion ou représentez-la par un geste. (La tristesse pourrait être un dessin de visage triste ou mettre un doigt sur sa joue pour représenter une larme ; chaud pourrait être de secouer sa main devant son visage…). Demandez lui de faire le mouvement quand il ne peut pas nommer l’émotion. Plus vite il identifiera son émotion (avec votre aide) plus vous serez à même de la rediriger.

– Se préparer à gérer un comportement autoritaire. Parfois, les enfants qui ont du mal à se contrôler se mettent à faire la police auprès des autres enfants et même des adultes. Il est vrai que cela peut être ennuyeux, mais si vous vous mettez à leur place, il vous semblerait normal de rappeler les règles à tout le monde lorsque vous aussi vous essayez de les suivre. Il sera utile de lui rappeler qu’il n’est responsable que de lui-même et qu’il doit suivre les règles pour lui et laisser les autres suivre les règles pour eux. Par contre, s’il remarque un comportement dangereux, qu’il vienne vite le dire.

Un exemple de réussite et quelques stratégies pour faire un plan de gestion des colères.

C’est l’histoire de Sam qui, au début de la maternelle, avait des problèmes de comportement. Sam apprit à identifier ses émotions juste avant une colère (même si auparavant les colères semblaient venir de nulle part). Avec ses parents et son enseignante, il développa un indice pour marquer où en était son thermostat intérieur. Sam voulait se sentir juste bien. Il montrait sur sa poitrine à gauche, où c’est froid, qu’il se sentait triste et à droite, où c’est trop chaud, qu’il était en colère. Au milieu, c’était juste comme il faut. Une fois l’émotion identifiée, Sam apprit des stratégies pour remettre le thermostat au milieu. S’il avait trop chaud, il pouvait partir avec un adulte pour courrir autour de la cour pour se calmer ou aller boire un verre d’eau fraîche, ou sauter vingt fois de suite pour se débarrasser de son trop-plein d’énergie. S’il avait trop froid, il pouvait avoir besoin d’un câlin de l’enseignante, de tenir sa main un moment ou de câliner une peluche. Sam apprit aussi à bien respirer sur le moment, à tenir ses mains pour s’empêcher de taper et à partir au calme pour avoir de la place et être en sécurité avec son corps.

Il commença à s’amuser et à avoir moins de problèmes à l’école.

5 Connaître et contrôler ses propres déclencheurs émotionnels.

Nous voulons que nos enfants soient heureux.Toutefois notre travail d’adulte n’est pas d’avoir nos enfants heureux à tout prix mais de les garder en sécurité et de les aider à apprendre et à grandir. Tout en sachant cela au plus profond de nous, il nous est difficile de ne pas prendre personnellement les choses négatives qu’un enfant défiant ou en colère peut faire ou dire.

Si vous vous trouvez irrité par le comportement d’un enfant, souvenez-vous qu’il faut contrôler vos sentiments avant de pouvoir être capable de gérer l’enfant en toute sécurité physiquement et émotionellement. Les enfants sont très sensibles aux adultes qui projettent des sentiments ambivalents, de la rancune refoulée ou de la culpabilité. Si besoin est, mettez vos sentiments négatifs de côté pour les gérer plus tard et appliquez-vous à comprendre le point de vue de l’enfant, tout en posant les limites nécessaires à son comportement. Si vous avez des problèmes avec le comportement d’un enfant en particulier, examinez vos propres émotions plutôt que de souhaiter qu’elles disparaissent. Parler de son irritation ou de sa frustration en privé avec un autre adulte peut souvent nous aider à remettre les choses en perspective.

Si vous avez le sentiment que vous ne pouvez pas supporter le comportement de l’enfant, envisagez une aide professionnelle le plus tôt possible. Lorsque le comportement d’un enfant conduit à l’épuisement et au conflit permanent, quelques sessions de thérapie par le jeu ou de thérapie familiale peut donner à chacun les outils pour changer un comportement difficile en une opportunité pour grandir.

6 Devenez un adulte référent, puissant et respectueux lorsque vous vous occupez d’un enfant hors de contrôle.

Il faut arrêter immédiatement un enfant au comportement dangereux ou destructeur. Il a aussi besoin de voir l’adulte prendre la sécurité en charge de manière calme, respectueuse et ferme. Il est normal de ressentir de la frustration, de la colère, de la peur ou de l’embarra lorsque l’on fait face à un enfant hors de lui. Mais si les adultes font honte à l’enfant ou ont un comportement blessant envers lui, ils modèlent exactement l’opposé de ce que l’on doit faire pour contrôler des émotions négatives. Il faut montrer à l’enfant que, quelles que soient vos émotions, vous pouvez garder le contrôle de ce que vous faites et dites, parce que son bien être est important pour vous. Alors expirez profondément et gardez votre calme.

Prévenez les problèmes en restant près des enfants qui ont du mal à être en sécurité avec leurs mots ou leurs gestes, pour pouvoir intervenir rapidement et gérer un problème avant une escalade. Soyez prêt à réagir rapidement et sécuritairement, verbalement et physiquement :

  • En utilisant des mots simples d’une voix ferme, directive et sans crier. Dites  « pose ça », « ne mord pas », « ne tape pas ».
  • En restant assez près pour enlever un jouet qui va être lancé, ou arrêter la main qui va taper.
  • En se plaçant entre deux enfants qui ont du mal à rester en sécurité lorsqu’ils sont ensemble.

Certains enfants entendent un chuchotement plus facilement qu’une voix forte. En cas d’urgence, en revanche, soyez prêt à être énergique. Si un enfant est sur le point de courir dans la rue, criez « STOP » et attrapez l’enfant par la main au besoin. Si l’enfant fait une grosse colère, faites de votre mieux pour l’aider à se calmer tout en gardant les autres en sécurité. Faites en sorte que l’enfant soit dans un lieu sûr où il ne peut ni se blesser ni blesser les autres. Empêchez-le de faire quoi que ce soit de dangereux. Même si l’enfant ne comprend pas les mots, parlez lui d’une voix calme, rassurante ; dites-lui « je suis là, je vais aider tout le monde à rester en sécurité ». Le message doit être « je m’inquiète pour toi » et non « tu es méchant ».

Lorsque l’enfant est assez calme pour répondre, donnez lui des instructions claires d’une voix chaude et calme pour l’aider à se recentrer et communiquez votre sollicitude. « voici un mouchoir pour moucher ton nez, tiens, bois de l’eau, allons à la salle de bain laver ton visage.» Si l’enfant est en âge de comprendre, revenez sur l’incident lorsqu’il est calme pour comprendre ce qui s’est passé et trouver des solutions pour mieux gérer la prochaine fois et lui éviter de se mettre dans un tel état.

Ne jamais en parler de façon dénigrante. A la place, racontez des histoires, pratiquez des habiletés et planifiez des stratégies en suivant les exemples ci-dessus. Ne bloquez jamais l’enfant physiquement à moins que vous ayiez l’habitude de le tenir dans vos bras en temps normal ET que vous soyiez émotionellement centré. Même si c’est votre propre enfant, soyez ferme mais doux dans la façon de le tenir, de manière à le garder en sécurité sans trop le serrer ni lui faire mal. Si vous devez être proche physiquement d’un enfant en colère, protégez votre corps pour éviter les coups de tête et les bras et les pieds qui s’agitent en tout sens.

7 Professionnels de la petite enfance et enseignants: Si vous êtes responsable des enfants des autres, préparez un plan et demandez l’autorisation.

Mettez-vous d’accord avec les parents et/ou vos responsables pour la marche-à-suivre en cas de problème de comportement et ce que vous êtes ou n’êtes pas autorisé à faire. Rappelez-vous un principe Kidpower pour poser des limites : Les problèmes ne doivent pas être secrets ; demande jusqu’à ce que tu obtiennes de l’aide. Si un enfant que vous gardez a un comportement destructeur, prévenez immédiatement vos responsables et les parents de l’enfant.

  • Remarquez les problèmes dès le début, avant que tout n’explose, travaillez avec les autres professionnels, les parents et si possible l’enfant pour établir un plan et arrêter les problèmes aussitôt que possible.

  • Soyez attentif, remarquez les signes annonciateurs de danger et intervenez en redirigeant l’enfant fermement et avec bienveillance dans une autre activité chaque fois que c’est possible. Au lieu d’énumérer ce que l’enfant peut et ne peut pas faire, concentrez-vous sur ce qu’il peut faire et offrez les choix possibles avec enthousiasme.

  • Soyez prêt avec un « plan » pour garder les autres enfants en sécurité pendant que vous vous occupez de l’enfant qui a besoin d’aide.

Différentes personnes ont des niveaux d’expérience et de formation différents au sein d’un même établissement. Il va donc de soi qu’ils ont des niveaux d’autorisation différents. Avant de prendre charge des enfants assurez-vous de connaître les règles pour contenir un enfant qui a un comportement destructeur ou défiant.

Assurez-vous que votre établissement a un « plan » clair expliquant qui a quelles autorisations et quelle est la marche à suivre en cas de perte de contrôle potentiellement dangereuse d’un enfant. Quels outils de prévention pouvez-vous utiliser ? Que devez-vous faire pour garder les enfants en sécurité lors d’une colère d’un de leur camarade ? A qui pouvez-vous demander de l’aide ? Comment appeler à l’aide ? Que faire si la personne n’est pas là ? Comment rapporter ce qui est arrivé ?

En conclusion, les enfants ont besoin de savoir que toutes leurs émotions sont acceptables et normales, même la colère. Tout le monde se met en colère à un moment donné et a envie faire des choses blessantes. En tant qu’adultes, nous pouvons aider les enfants à apprendre à contrôler ce qu’ils font et disent, même s’ils sont très en colère ou contrariés à ce moment là. C’est une habileté de vie exceptionnelle que de savoir reconnaître que l’on est en colère, de contrôler cette émotion de manière positive et d’agir sécuritairement quel que soit notre ressenti intérieur.


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9 commentaires sur “Sept stratégies positives pour gérer un comportement agressif chez le jeune enfant

    • Ali RAHA

      Merci pour cet article,
      Mon fils a 3 ans et 2 mois et il est très difficile agressif. Jusqu’à ces 18 mois il était très gentil adorable et affectueux. Depuis la naissance de son frère il a commencé à être agressif a nous taper faire des crises de colère. On arrivait la plupart à gérer ses crises et depuis la rentrée a la maternelle il a recommencé ses enseignante n’en peuvent plus il mord il tape il lance ses chaussures sur les autres enfin il est infernal, il y a des jours ou il est moins difficile que d’autres mais ça reste compliqué. De plus, il ne parle pas encore bien cest difficile d’avoir une conversation avec lui et pour lui exprimer ce qu’il ressent.

      On déjà vu une psychologue et on va bientôt commencer les séances d’orthophonies prochainement.

      Je me sens dépassé je ne sais plus quoi faire.

  • tahar

    salut. merci pour ces conseils ils m’ont eté tres utile.
    moi g une fille de trois ans et 4mois qui ne suporte pas de me voir prendr son petit frére d’un an dans mes bras.elle se lance aussitot pour que je lui fasse de mémé.et son ffrére est mécontant et demande encore autant.
    bref; ce qui m’inquiete ce sont les crises de ma fille presque tout les soir surtout apres avoir fait une sieste.elle pleur sans arret et ne donne aucune explication quand on lui demande ce qui ne va pas, plutot ca crise s’accentue.
    des fois je l’emene jouer avec les enfants de mes fréres ou elle est aux anges mais lorsque je lui demande de se preparer pour rentrer eelle me fait des crises de larmess et ne veut rien comprendre. merci de me faire suite et a bien tot.

    • Tu Trinh Dufreney

      Bonjour et merci pour votre courageux témoignage. Je vais essayer d’apporter quelques clés supplémentaires à l’article en tant que maman ayant eu des expériences similaires où mes lectures m’ont aidée.
      A 3 ans et quelques mois, votre fille développe sa personnalité. C’est la toute première crise d’adolescence. Elle prend conscience ses envies et ses besoins propres qui, lorsqu’ils ne sont pas satisfaits, créent des émotions plus ou moins fortes telles que la frustration, la tristesse, la jalousie, voire la colère… et c’est la crise de larmes. Dans les 3 cas que vous cités, votre fille a une émotion forte dont le déclencheur est différent à chaque fois. Connaître le déclencheur d’une émotion aide grandement dans la sécurité émotionnelle.
      Avec son petit frère, votre fille ressent de la jalousie, de la peur de perdre votre amour… une émotion forte est déclenchée dès que vous vous occupez de son petit frère. Dans ce cas, vous connaissez le déclencheur de l’émotion, donc on peut y travailler AVANT. Essayez de lui dire : « Je vais m’occuper de ton petit frère. Tu sais qu’il est petit encore et que je dois le prendre dans mes bras pour lui changer la couche, le mettre dans sa chaise… ». Vous pouvez aussi lui faire le câlin juste avant, en disant : « Je vais m’occuper de ton petit frère. Veux-tu un câlin avant car juste après, je vais être occupée avec lui ? ».
      Pour partir et arrêter de jouer, le déclencheur aussi est connu. Ma fille se roulait par terre en pleurant quand il fallait partir alors qu’elle s’amusait bien. Nous avons tâtonné comme de nombreux parents avec mon mari et finalement, nous avons trouvé le moyen de prévenir le plus longtemps avant la future frustration. La pire crise arrivait lorsqu’on disait juste « Mets ton manteau, on s’en va ! ». On a ajouté des étapes avant : « On part dans une heure, profites bien du temps qu’il te reste ! », « Attention, c’est le dernier tour de toboggan, on part dans 5 minutes ! ». Il faut alors rester fermes et partir même si la frustration est là, mais l’émotion est moins forte car il n’y a pas la surprise en plus. L’idéal finalement est de dire AVANT même de sortir : « On part au parc pendant 2 heures ! Je te dirai au fur-et-à-mesure le temps qu’il te reste et quand je dirai de partir, il faudra partir. » Même si l’enfant n’a pas encore de notion du temps, il apprendra et les premières fois seront peut-être difficiles car il ne saura pas encore ce qu’est « 2 heures ». Mais la seconde fois, il saura. De façon simple, si vous allez voir vos frères et mangez avec eux, vous pouvez lui dire « on part manger chez tonton, et tu pourras jouer jusqu’à ce que maman aie fini de manger aussi ». Elle saura alors qu’au moment du dessert, la fin des jeux approche.
      Pour le cas où elle pleure après la sieste, le déclencheur n’est pas connu. Par contre, l’émotion est claire : elle est triste. Imaginez que vous croisiez votre voisine en pleurs et que vous lui disiez : « Explique-moi pourquoi tu pleures ? ». Que peut ressentir votre voisine ? De l’étonnement, peu de soutien… Et si c’était quelqu’un de plus proche, comme par exemple, votre sœur, elle pourrait être en colère de peu de compassion de votre part. 3 ans et 4 mois, votre fille commence à être une personne et elle a besoin, comme tout le monde, d’être consolée quand elle est triste. Une fois l’émotion passée, on peut discuter ou pas. A 3 ans comme à 33 ans, parler de ses peines n’est pas facile.
      J’espère que cette réponse vous aidera et je serai heureuse si vous pouviez me racontez ce que vous essayerez et comment ça se passe.
      A bientôt

  • Charlette

    Bonjour,
    Je suis perdue et un peu choquée des interventions du personnel à la crèche de mon fils qui a trois ans. D’apres Elles mon fils se mettrait dans des crises sans raison lancer ses chaussures, mordre ses petits camarades sans raisons et répond qu’il sen fiche si on lui fait une remarque. Du coup, elles ont pris l’habitude de l’isoler du groupe pour qu’il se calme et le mette dans une autre section (il voit donc ses autres camarades de section à travers la porte vitrée sans pouvoir jouer avec eux) quand elles le mettent pas dans le bureau de la directrice qui visiblement le calme. Je trouve cela limite. De plus, elles insistent sur le fait qu’il agit sans raison pousse par des « pulsions ». Sans compter qu’a la sortie de la crèche il est dans un état de crise terrible tout se fait dans les pleurs et les cris. Il ne veut rien me dire et je dois me contenter des dires du personnel qui me semble pas très bienveillant. On m’a même dit qu’il y avait que lui qui était comme cela et heureusement qu’elles n’en avaient qu’un à gérer ( a gérer?! Je vois pas trop comment elle le gère puisqu’il est isolé) je ne sais pas comment faire je ne veux pas laisser mon fils continuer à souffrir de cette situation.

  • Celine

    Bonjour

    Mon fils a 9 ans et on n arrive plus du tt à gérer ses colères (insultes envers le corps enseignant, camarades, sœur).

    C est un garçon qui a vécu il y a 3 ans le divorce, il a toujours manifeste des difficultés à tout changement.

    Il a sauté une classe cette année car il a d 3normes facilités scolaires mais à contrarié l échec quelqu il soit le met dans une colère horrible ou il ne gère plus rien du tout, il en arrive même à dire Qu il va se tuer.

    Le corps enseignant (école privée) n en peut plus , en tps que maman je ne sais plus quoi faire.

    Il a déjà consulté une psychologue, il va ts les 15 jours à sa séance d aptinomie. Je l ai emmené déjà 2 fois voir une hypnotiseur je me sens complètement perdue et je ne sais plus quoi faire pour lui venir en aide et l aider à ce sentir mieux.

    Je souhaite tellement que mon garçon retrouve sa joie de vivre…

  • H

    Bonjour vous en avez de la chance. Moi mon fils et trop calme et j’aimerais bien qu’il soit plus dure plus terrible un badboy quoi. Mais bon, il se fait maltraité par des camarades de classe mais ne fait rien. Je lui et dit de répondre de se battre afin de montrer qu’il ne doit pas être la tête de turque, de la classe. Et s’il y a des problèmes après je le règle mais bon c’est presque décevant.