Rester en sécurité dans sa tête !


Comment appliquer certaines valeurs et habiletés Kidpower France pour faire face aux craintes nées de cette pandémie et prendre des mesures utiles ?

Par Irene van der Zande, Fondatrice Kidpower et Directrice Exécutive de Kidpower® International

et
Beth McGreevy, Directrice des communications web pour Kidpower ® International

Chez Kidpower, nous enseignons aux enfants et aux adultes à « rester en sécurité dans leur tête ! »

Alors que les rumeurs tourbillonnent et que les informations en ligne se contredisent les unes les autres, voici trois stratégies éprouvées qui nous aideront à adopter une approche constructive face à la pandémie de COVID-19 (Coronavirus).

Il y a des moments où rester en sécurité dans sa tête est plus exigeant qu’à d’autres – et nous pensons que personne ne sera en désaccord si nous trouvons que MAINTENANT est l’un de ces moments !

Rester calme, centrés sur le positif et sur les bonnes décisions à prendre, peuvent être des objectifs difficiles à appliquer face aux titres des Jités alarmants, des informations confuses et contradictoires, des histoires bouleversantes sur les personnes affectées et des perturbations de nos routines habituelles.

Se sentir dépassé par tout ce qui pourrait arriver sape notre énergie, diminue notre joie de vivre et rend plus difficile la prise de mesures efficaces. L’inquiétude ne nous met pas – ni nos proches –  plus en sécurité. Elle nous rend simplement plus malheureux. L’anxiété constante peut aussi créer un stress toxique qui diminue notre résistance aux maladies – et augmenter la probabilité que les enfants dans nos vies vivent aussi plus d’anxiété.

Alors, comment pouvons-nous rester en sécurité dans notre tête ?

Voici 3 stratégies qui peuvent aider pendant cette pandémie – et d’autres périodes difficiles également.

Remarque : ce qui suit est un sommaire des 3 stratégies, avec une courte explication. Pour plus de détails et d’étapes, aller à l’explication développée ci-dessous pour chacune des sections suivantes.

1. Oui pour se préparer – Non pour paniquer !

Lorsque notre tête est dépassée, il est très difficile de penser clairement ou de faire des choix judicieux pour soi et pour les autres.  Il existe de nombreuses stratégies disponibles pour calmer nos esprits, évaluer nos options et se protéger ou protéger les autres d’un raz-de-marée d’émotions bouleversantes.

2. Être prêt à modifier ses plans !

Décider ou accepter le moment où ses habitudes doivent changer peut être très difficile. Pourtant, cette stratégie peut être l’action la plus importante à faire pour assurer notre propre sécurité et celle des autres. Préparons-nous à des changements qui peuvent être très peu pratiques ou inconfortables, tout en permettant de protéger la sécurité émotionnelle et physique des enfants, de nos proches ou de nous-même.

3. Accepter que la vie soit toujours incertaine !

Un problème de santé, un accident, une catastrophe naturelle ou une agression peuvent chambouler nos vies en un instant. Utilisons notre puissante imagination et nos habiletés Kidpower pour réagir avec créativité, nous préparer à ce que NOUS POUVONS faire, et ne laissons pas notre tête prendre le contrôle en s’attachant aux pires scénarios.


1. Oui pour se préparer – Non pour paniquer !

Récemment, Irène a vu un gros titre à la une sur le coronavirus COVID-19 disait : « CE N’EST PAS ENCORE LE MOMENT DE PANIQUER ! »

« Bon sang ! » a-t-elle pensé. « Alors quand exactement est-ce le BON moment pour paniquer ? » En vérité, la panique n’est pas une réaction sécuritaire. Lorsque notre mental est débordé, il est difficile de penser clairement ou de faire des choix judicieux pour soi et les autres.

Si nous sommes en état de panique, notre première tâche est de nous recentrer : prendre une ou deux minutes pour retrouver son focus, apaiser son corps et son esprit. D’abord, prendre une respiration lente et profonde. Ensuite, s’asseoir bien droit ou se tenir debout avec les mains libres. Ensuite se concentrer à sentir ses orteils en les pressant contre le sol, et ressentir le poids de ses mains qui reposent à côté ou sur ses jambes. Soulever les épaules vers les oreilles et les relâcher. Visualiser devant soi quelque chose qui apporte la paix. Inspirer en comptant jusqu’à 5, puis expirer jusqu’à 8. Faire ceci plusieurs fois.

Maintenant, avec un esprit plus calme, nous pouvons analyser les avantages et les inconvénients des différentes options, puis nous concentrer sur ce que nous POUVONS faire. Au lieu de nous torturer en imaginant les pires scénarios, nous pouvons commencer à poser quelques petites actions positives qui peuvent faire une grande différence.

Ce genre de situation est une bonne occasion pour réviser, et au besoin développer, des pratiques additionnelles de santé qui peuvent nous protéger contre une multitude de maladies contagieuses. Ce n’est pas par hasard que les recommandations les plus constantes des experts incluent ce que la plupart des parents disent à leurs enfants :  « Vas-te-coucher pour dormir suffisamment. Mange plus sainement. Fais de l’exercice. Lave-toi les mains ! Si tu es malade, reste te reposer à la maison et soigne-toi bien. »

Nous pouvons aussi suivre les recommandations des experts sur COMMENT se laver les mains et comment éviter ou réduire notre niveau d’exposition à ce nouveau coronavirus. L’OMS, CDC aux Etats-Unis, et le site officiel du gouvernement français offrent tous des conseils pratiques et des ressources gratuites, y compris des affiches imprimables. Nous pouvons même simplement écrire des rappels sur des post-it pour nous et nos proches.

Chez Kidpower, nous avons créé de nombreuses affiches sur les « habiletés » que nous enseignons, car nous avons découvert que fournir des affiches claires est un excellent moyen d’enseigner et de rappeler aux gens comment suivre les règles de sécurité et établir de nouvelles habitudes plus saines.

Convertir les craintes d’une épidémie en un rappel pour réviser ses plans de sécurité et de préparation en cas d’urgence. 

Par exemple :

  • Est-ce que moi et mes enfants savons comment et où aller chercher de l’aide dans diverses situations d’urgence et dans les endroits que nous fréquentons ? C’est-à-dire qui contacter et quand (Ne pas aller aux urgences et appeler son médecin d’abord puis le 15 en cas de difficultés respiratoires) ?
  • Ma famille a-t-elle un plan clair et à jour pour communiquer si nous ne sommes pas ensemble ou que je suis avec ma famille élargie ?
  • Si je dois rester à la maison pendant plusieurs semaines, est-ce que moi et ma famille avons accès à des provisions suffisantes de nourriture, de soins de santé ou d’autres éléments nécessaires (trousse de secours pour être autonome en cas de petits bobos…) ?

Se rappeler que certaines infos que l’on voit ou qu’on entend sont fausses ou non-sécuritaires.

Ne gaspillons pas notre énergie à nous tracasser sur les derniers gros titres ou consultant frénétiquement les réseaux sociaux et les actualités au point que cela nous empêche de prendre des mesures positives ou de profiter de la vie, même en prenant de nouvelles précautions.

L’outil Kidpower « Moustiquaire » pour la sécurité émotionnelle permet de gérer une surcharge d’informations envahissantes, ou encore de filtrer des nouvelles fausses ou biaisées qui peuvent créer un risque si nous agissons en fonction d’elles :

Croiser les doigts des deux mains ensemble pour imiter un grillage avec ses doigts – ou imaginer simplement un grillage, comme une moustiquaire, qui bloque les insectes tout en laissant entrer l’air frais. Utiliser cette image pour nous aider à créer un filtre émotionnel face aux informations qui viennent à nous depuis les actualités, les médias sociaux, et même de notre entourage.

Ensuite, utiliser la technique Kidpower « Penser avant d’agir » afin de prendre une décision intentionnelle, soit d’agir rapidement ou d’attendre d’en savoir davantage avant d’agir, de vérifier sur des sources fiables ou encore d’écarter les informations non-nécessaires ou non-sécuritaires. Nous pouvons vérifier les rumeurs inquiétantes sur des sites web fiables et auprès de sources expertes avant d’acheter des produits qui pourraient ne pas convenir ou être inefficaces, ou décider où aller (ou ne pas aller). Demandons-nous quand il serait mieux de « fermer la fenêtre » pendant un certain temps, que ce soit pour empêcher des informations nuisibles d’entrer ou pour faire une pause dans le flux d’informations 24h/24 et 7j/7. Assurons-nous de pouvoir prendre soin de nous et de nos proches sans nous sentir inondé par les nouvelles. Choisissons de ne pas consulter les médias pour un temps, ou encore d’interrompre les conversations délicates, surtout si nous devons protéger les jeunes enfants contre les informations alarmantes pour nous centrer sur comment leur donner les « habiletés » nécessaires qui les aideront à rester en sécurité, sans laisser les enfants (ou nous-même) être submergés d’inquiétude. Les enfants peuvent entendre des informations angoissantes et peuvent nous questionner pour en savoir plus. Si vous êtes préoccupés par le fait que les jeunes soient déjà stressés, consultez l’article “Regain emotional safety” en Anglais, sur les moyens de protéger et d’aider les enfants à retrouver leur sécurité émotionnelle.

Lorsque vous vous sentirez calme, demandez-vous : « Y a-t-il des sujets importants que j’ai perdus de vue depuis que je concentre mon attention sur cette situation ? »

Rappelons-nous que bien des choses sont importantes pour notre bien-être et nos valeurs. Mettons de l’énergie à prendre des précautions rationnelles. Ensuite donnons-nous la permission de profiter de la vie !

Ne croyons pas et ni ne partageons de rumeurs contre des personnes issues de lieux, groupes ou identités différentes.

Rappelons-nous que la peur attise souvent les préjugés et prenons des mesures positives pour nous protéger et protéger les autres contre les suppositions et les « théories du complot » qui peuvent conduire à des dangers réels. Parlons à nos enfants de façon adaptée à leur âge, sur la peur qui attise les préjugés. Intervenons immédiatement et clairement pour faire respecter nos limites sur notre façon de communiquer en parlant des autres. Acceptons que les gens soient traversés par des émotions fortes et ne réagissent pas aussi respectueusement qu’ils le feraient à d’autres moments.  Modéliser comment donner et accepter des excuses intentionnelles suite à des situations fortes en émotions.

2- Être prêt.e à changer ses plans !

Décider ou accepter que nos plans doivent changer peut être très difficile – et pourtant, cette stratégie pourrait être l’action la plus importante que nous puissions prendre pour assurer notre propre sécurité et celle des autres. Rappelons-nous le principe essentiel de Kidpower : « La sécurité d’abord ! » : La sécurité et le bien-être d’un enfant (ou de soi-même) sont plus importants que le sentiment d’embarras, l’inconfort ou l’offense de quiconque.

Quand Irène était très jeune, avant le développement du vaccin contre la polio, sa mère a décidé de retarder leur déménagement vers Los Angeles pour rejoindre son mari qui venait d’y débuter un nouveau travail. Même si le déménagement était prévu depuis longtemps, son médecin lui a conseillé d’attendre en raison d’une explosion de cas de polio dans cette ville.

« Je peux m’imaginer à quel point ma mère s’est sentie isolée et triste d’attendre pendant trois mois avec une enfant remuante de deux ans, alors qu’elle était enceinte de sa deuxième fille. En même temps, je lui suis très reconnaissante d’avoir choisi de mettre la sécurité D’ABORD !
« Cela dit, personnellement, je déteste changer mes plans ! Je déteste ressentir cette déception de devoir arrêter ou retarder quelque chose que je veux faire ou dois faire – et je déteste être dans une position où je vais décevoir les autres.
« Je dois me rappeler constamment que changer le plan n’a pas à être catastrophique et que je peux rechercher de nouvelles options au lieu de perdre du temps à être bouleversée. Parfois, ces nouvelles options s’avèrent encore meilleures que mon plan d’origine. »

En décidant quoi faire pendant cette pandémie, nous devons tous comprendre que les écoles, les entreprises et organismes auront à prendre des mesures préventives très peu pratiques ou incommodantes.

Les familles peuvent décider d’annuler ou de reporter des projets de longue date et de dire « Non, désolé » à des invitations. Ou encore, les plans peuvent changer radicalement afin de prendre en compte les risques. Peut-être pouvons-nous suggérer de réaliser une réunion de différentes façons ; par exemple avec un groupe plus petit, à un autre moment ou endroit. Nous pouvons donner des idées pour assurer un espace plus grand et avec une hygiène optimale qui pourraient permettre à l’événement de se dérouler malgré tout. Ou encore, trouver d’autres moyens de se connecter, comme en ligne ou par téléphone. Au lieu d’être contrarié par ces changements, ou d’être tenté d’ignorer les précautions nécessaires parce que d’autres pourraient en être contrariés, nous pouvons travailler ensemble pour déterminer ce qu’il faut faire et comment faire au mieux, même dans une situation difficile.

Écoutons avec attention ce que disent nos sources fiables telles que les professionnels de santé. Demandez des informations et des conseils à des personnes ou sources sûres et qui nous donnent du pouvoir d’agir sur nos propres décisions, plutôt que de provoquer une réaction émotive et nous inciter à faire quelque chose de non sécuritaire. Laissez-aller les situations que nous ne pouvons pas changer et explorons les options possibles qui demeurent positives et sécuritaires.

3- Accepter que la vie soit toujours incertaine !

Un problème de santé, un accident, une catastrophe naturelle ou une agression peuvent bouleverser nos vies en un instant. Irène raconte :

« Il y a douze ans, j’ai eu une crise de santé provoquée par un surmenage extrême et aussi parce que je ne prenais pas assez soin de moi. Fort heureusement, la crise ne s’est pas transformée en accident vasculaire cérébral (AVC) comme nous l’avions craint. Il m’a fallu un certain temps pour récupérer et réorganiser ma vie afin d’avoir un bien meilleur équilibre.
« Au cours de cette période de changement et d’ajustements personnels, j’ai demandé à ma belle-sœur Judy Wong, dont les parents sont d’origine chinoise : « Est-ce que le dicton : ‘Que tu vives dans des temps incertains’ est une malédiction chinoise ? »
« Judy m’a souri aimablement et m’a dit : « La Chine est très vaste avec de nombreuses cultures diverses. Très probablement, ce dicton a été utilisé comme une malédiction quelque part à un moment ou à un autre… »
« En réalité nous vivons tous en des temps incertains, tout le temps – parce que la VIE est incertaine ! Faire la paix avec cette réalité peut être très libérateur.
« Rester calme et préparer ce que nous POUVONS faire, réviser et mettre à jour nos plans de sécurité, se préparer émotionnellement à changer de plans si nécessaire et filtrer les informations utiles ou non, sont toutes des stratégies qui aident à trouver la tranquillité d’esprit dans l’incertitude, et j’espère que cela vous aidera aussi.

Mais que se passe-t-il si des pensées anxieuses persistent ? Alors c’est un bon moment pour aller chercher de l’aide et prendre du recul.

Trouver l’aide d’un adulte pour parler de pensées négatives persistantes, si on en a encore. Et demander à l’occasion, aux enfants de votre vie, « Y a-t-il quelque chose à laquelle tu penses ou qui t’inquiète et que tu ne m’aurais pas dit ? » Écoutons-leurs réponses sans jugement, même si leurs préoccupations nous semblent futiles. Écoutons-les jusqu’au bout sans les interrompre et demandons-leur s’ils peuvent faire une recherche de solution avec nous afin de les aider à répondre à leur inquiétude, puis mettons en pratique les « habiletés » et les plans de sécurité avec eux. Consultez notre article en Anglais “ Choosing a Therapist for Your Child or Yourself ” sur comment choisir un bon thérapeute pour soi ou son enfant, si nécessaire.

Même s’il nous importe de faire de notre mieux pour enseigner Kidpower avec joie et compétence, il est très normal que nos participant.es aient des peurs qui font surface pendant que nous pratiquons à savoir prendre en main notre sécurité !

Irene se rappelle un atelier il y a bien des années où ‘Russ’ un jeune a surpris tout le monde en demandant avec insistance : « Et si j’étais entouré de méchants qui avaient tous de gros fusils pointés sur moi et étaient sur le point de tirer ? »
« Ouh làlà ! » a-t-elle dit. « C’est une image terrifiante dans ta tête. Utilisons ta puissante imagination pour comprendre comment se sortir de cette situation. Peut-être peux-tu t’imaginer en train de marcher dans une rue et que tu voies venir ces gars, puis que tu décides de changer de direction et entrer dans un magasin et y demander de l’aide ? »
Pour ne pas être amené hors de son histoire palpitante, Russ a demandé : « Et s’il n’y avait pas de magasins et personne pour m’aider ? »
À ce stade, son ami a demandé avec indignation, « Et OÙ penses-tu qu’il y a un tel endroit ? »
Russ réfléchit un instant puis répondit «  Hmm … sur la LUNE, peut-être ? »
Son ami lui répondit : « Et c’est TELLEMENT probable que tu y ailles ! » Tout le monde a ri, y compris Russ, puis l’atelier a pu continuer.

Notre imagination peut être une grande aide lorsque nous la maîtrisons – et une grande épreuve lorsqu’elle prend le contrôle de nous ! Comme l’a dit un jour l’auteur Mark Twain « Je suis un vieil homme et j’ai connu beaucoup de problèmes, mais la plupart ne sont jamais arrivés. »

Alors, SVP restons en sécurité dans notre tête et aidons nos proches à faire de même !

Souhaitant à chacun de vous de bons moments remplis de joie, de santé, de sécurité et de succès.

Irene van der Zande

Directeur exécutif et fondateur

Auteur à succès d’Amazon


Copyright © 2020 – présent. Une publication Kidpower Teenpower Fullpower International. Tous droits réservés.

Article publié en anglais : 8 mars 2020   |   Dernière mise-à-jour : 8 mars 2020 |   Lire la version originale anglaise Article publié en français : 21 mars 2020   Dernière mise-à-jour : 21 mars 2020

À propos des auteures

Irene van der Zande, Fondatrice et directrice générale
avec la collaboration de Beth McGreevy, Directrice des communications web
Kidpower Teenpower Fullpower International

Irene van der Zande, Fondatrice de Kidpower® et directrice générale de Kidpower International depuis ses débuts en 1989. Irene van der Zande est passée maître dans l’art d’enseigner la sécurité à l’aide d’histoires et d’exercices pratiques ainsi que dans l’art d’inspirer d’autres à faire de même. Son expertise en matière de protection de l’enfant et de la sécurité personnelle en général a été mis en lumière dans de nombreux médias : USA Today, CNN, Today Moms, LA Times et The Wall Street Journal.

Elle est également l’auteure de nombreuses publications. Certains titres forts demandés sont :

Beth McGreevy, Directrice des communications web pour Kidpower.
Beth est également Leader Senior des programmes et Instructrice. Elle travaille avec Irene de plus de 20 ans pour aider à rendre les habiletés et connaissances de haute qualité de Kidpower accessibles à des millions de personnes de par le monde par le biais de l’Internet.

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