#ClamezVosDroits – Mais ce n’est pas suffisant : #ExercezVotreSécurité selon la méthode Kidpower !


Pratiquez vos pouvoirs avec Kidpower pour vous mettre en sécurité, et si besoin #ClamezVosDroits avec force !

#ClamezVosDroits, #ExercezVotreSecurite

#ClamezVosDroits. C’est essentiel pour notre sécurité. Mais connaître nos droits ne suffit pas à nous protéger, à protéger nos amis, nos enfants ou notre famille. Le Savoir seul ne peut pas tout. En revanche, dans de nombreuses situations, poser une action éclairée sera plus efficace. Cette action éclairée découle de la puissante combinaison de connaissances et de compétences, ainsi que de la confiance nécessaire pour les utiliser conjointement et efficacement dans des situations potentiellement dangereuses, lorsque nous devons agir rapidement dans le stress.

Beaucoup d’adultes craignent que leurs enfants se retrouvent dans des situations où leurs droits sont transgressés et où des enfants sont lésés. Les adultes ont souvent une idée claire de ce qu’ils souhaitent que leurs enfants sachent ou fassent pour être en sécurité dans ces situations. La plupart sont à l’aise pour discuter et expliquer ce qu’ils veulent que les enfants fassent. Par exemple :

  • Un adulte conscient que les jeunes doivent connaître leurs droits auprès de la police, peut expliquer l’importance d’apprendre des phrases telles que « je m’oppose à toute fouille » et « Suis-je libre de partir ?». Il pourrait aussi leur apprendre  l’importance du ton de sa voix, de garder les mains ouvertes et visibles, et de nombreux autres détails que les jeunes ont tout bénéfice à garder en tête.
  • Un adulte conscient que les jeunes doivent connaître leurs droits lors de contrôle d’identité, peut expliquer l’importance de phrases spécifiques telles que « avez-vous un mandat du juge ?» « quelles charges pèsent contre moi ? » et « j’ai choisi de garder le silence ». Il pourrait parler de l’importance de pouvoir identifier une autorisation judiciaire authentique, de savoir quels documents peuvent être  demandés (carte d’identité du policier…) ou de ne pas ouvrir la porte et ni de les laisser entrer chez soi… parmi beaucoup d’autres détails utiles que l’adulte voudrait faire mémoriser aux jeunes.
  • Un adulte conscient que les jeunes doivent connaître leurs droits relatifs aux signes religieux, peut expliquer de nombreux sujets. Notamment qu’en France, les jeunes n’ont pas le droit de porter des signes religieux ostentatoires à l’école (notamment le foulard pour les jeunes filles mais aussi la Kippa ou des croix chrétiennes ostensibles) Toutefois, ils peuvent les porter à l’extérieur. Il peut aussi expliquer ce qu’est le prosélytisme religieux et rappeler qu’il est interdit à l’école. Il peut également insister sur l’importance de leur sécurité lorsqu’ils sont victimes d’intimidation ou d’abus de pouvoir par exemple, des adultes qui empêchent des étudiants de disposer d’un « temps de pause » pour assister à des services religieux.
  • Un adulte conscient que les jeunes LGBTQ+ doivent connaître leurs droits à l’école ou à l’université, peut expliquer de nombreux concepts. Parmis eux, l’importance de signaler tout harcèlement à un professeur ou un directeur. Il pourrait expliquer que, pour faire face au harcèlement, les responsables de l’école n’ont pas le droit de menacer les victimes de « sortir » ni d’exiger de changer leur tenue vestimentaire ou leur comportement.

Rappelons que dans toutes ces conversations, donner des informations à des jeunes peut certes renforcer leur compréhension, mais pas leurs compétences. En effet, parler de ces sujets — sans s’exercer — peut produire chez eux de la crainte et de l’anxiété… Un état émotionnel qui ne favorise pas la mobilisation des compétences que pourtant ils possèdent déjà.

La pratique permet justement le développement de nos compétences. Une pratique positive basée sur des solutions est également plus susceptible de renforcer la confiance en soi tout en réduisant l’anxiété.

Les instructeurs certifiés Kidpower® dans le monde, s’engagent à utiliser la méthode d’enseignement de la « pratique positive de Kidpower ». Ils encouragent tous les adultes à utiliser cette méthode pour s’exercer avec les jeunes et communiquer avec eux sur leur sécurité  en raison de son efficacité à développer les compétences et la confiance en soi, sans utiliser la menace ou l’anxiété comme facteur de motivation. C’est tout le savoir-faire Kidpower ® 

En passant directement à l’acte à travers des pratiques d’exercices utiles, spécialement au moyen de la méthode d’enseignement de la « pratique positive de Kidpower », les adultes aident les jeunes à appliquer leurs connaissances sur la sécurité et les droits civils.

Et ce, y compris par la création d’interactions entre adultes et enfants — avec l’adulte offrant un accompagnement pas à pas plus enrichissant qu’un simple questionnement unilatéral. Les jeunes ont ainsi plus de chance non seulement d’être conscients de leurs droits, mais aussi d’oser revendiquer et protéger leurs droits, ainsi que leur sécurité physique et émotionnelle.

Pratiquer ensemble aide également les adultes à déterminer si les jeunes ont vraiment compris l’explication car des détails, apparemment minimes tels que le ton de la voix, des mots supplémentaires et la visibilité des mains, peuvent avoir un impact important, souvent négatif, sur le résultat escompté.

Par exemple, en 2015 à la Nouvelle-Orléans, en Louisiane (USA), un homme interpellé par la police a dit ces mots aux officiers (texte problématique en gras): « si vous tous pensez que c’est moi ; moi je sais que je ne l’ai pas fait, alors pourquoi vous n’appelez pas juste un chien d’avocat, vu que c’est pas comme ça que ça s’est passé.» 

L’utilisation de qualificatifs tels que « si » et « pourquoi vous ne » et l’inclusion du mot « chien d’avocat » — sans doute de l’argot utilisé à un moment de frustration — ont permis de faire valoir au procès que cet homme n’avait pas demandé clairement un avocat. Donc il n’a pas été autorisé à consulter un avocat parce qu’on a estimé qu’il n’en avait pas fait clairement la demande.

En supposant que cet homme demande véritablement un « avocat », et non un « chien d’avocat » ironique, le fait d’avoir ajouté des mots conditionnels moins décisifs (comme « si » et « pourquoi vous ne », en plus du mot « chien ») — tous des termes et expressions du langage courant — ont réduit sa capacité à faire valoir ses droits de manière efficace et à se protéger au mieux de ses capacités.

Cette histoire concerne un adulte, pas un adolescent ou un enfant. Et ceux d’entre nous qui passent du temps avec les jeunes savent qu’ils sont souvent plus vulnérables que les adultes à de grandes frustrations, de peur, de fatigue ou d’irritation. Ils sont également susceptibles d’utiliser un langage conditionnel et moins précis, des mots d’argot ou d’autres expressions équivoques, mettant en péril involontairement leur personne et leurs droits.

Les adultes peuvent limiter ce risque par des exercices pratiques, positifs et calmes avec les jeunes. Ils les encadre à chaque étape pour qu’ils réussissent à appliquer par exemple les “habiletés Kidpower”. 

Après une première étape cruciale consistant à exposer leurs droits, dirigez des jeux de rôle pour leur apprendre à protéger leurs droits — sans les mettre en situation de test pour éviter un stress. 

Ceci comprend s’exercer à :

  • Projeter extérieurement une confiance lucide, calme et respectueuse.
  • Enoncer et reformuler des phrases clés, sans ajouter de mots inutiles.
  • Faire un signalement aux responsables scolaires.
  • S’exprimer avec autorité et respect avec le bon ton de voix.
  • Demander et vérifier une autorisation judiciaire, sans ouvrir la porte. Est-ce que l’agent peut la glisser la sous la porte ? Avec sa carte professionnelle ? Y a-t-il un moyen permettant de la lire sans ouvrir la porte ? Que devriez-vous trouver comme autorité signataire sur le document (juge, officier de police judiciaire…) ?
  • Montrez des expressions verbales et attitudes que les jeunes peuvent utiliser  lorsqu’ils sont interpellés. Précisément quand leurs papiers officiels sont demandés par la police (permis de conduire…)
  • Écouter avec respect les demandes de documents ou renseignements personnels. Demander pour quel motif les documents sont demandés par les autorités. Leur rappeler dans quels cas ils ne sont PAS obligés de les produire à simple demande (voir les conditions de contrôles d’identité, liens ci-dessous). Leur apprendre à REFUSER de les communiquer, tout en restant calme et respectueux.
  • Se TAIRE après avoir dit le strict nécessaire dans les situations où la loi s’applique, sauf à répéter la phrase initiale comme « je choisis de garder le silence ».
  • Ne PAS répondre aux questions, même lorsqu’une personne, y compris un agent de la Force publique, agit de manière amicale, utile ou cordiale. Sauf si la réponse semble, à l’évidence et très clairement, ne pas mettre en danger ni vos droits ni votre sécurité.
  • Garder les mains détendues, libres et visibles tout au long de la conversation, que ce soit en parlant avec des agents officiels ou en cherchant de l’aide auprès de passants dans des lieux publics.

La mise en pratique de ces compétences fait partie de la préparation des jeunes aux situations d’urgence. Mais dans tous les cas, l’adulte peut rappeler que ces situations ne sont PAS de leur faute et que la sécurité d’une communauté n’est PAS de la responsabilité des jeunes. De même, rappeler que, selon l’adulte, les problèmes sociaux à l’origine de ces situations ne sont NI justes, NI équitables, NI que les jeunes ont le pouvoir de les résoudre. 

Des exercices pratiques faits ensemble, adulte et jeunes, sont un moyen de leur faire comprendre que vous pensez qu’ils méritent des connaissances et des compétences pour être prêts à poser des actes en connaissance de cause, dans ces situations d’urgence.

En réalité, même les personnes les plus instruites et les plus qualifiées peuvent être gravement blessées par des individus, des organisations ou des structures dotés d’un pouvoir abusif ou abusant de ce pouvoir. La pratique de ces compétences ne peut donc pas garantir la sécurité. Reconnaissez la vérité selon laquelle ils pourraient « tout faire correctement » et que, de toute façon, la situation pourrait quand même s’aggraver.

Chez Kidpower, nous rappelons à nos étudiants de tous âges que nous n’avons jamais les moyens de choisir comment les autres utilisent leur pouvoir. Nous pouvons choisir comment nous utilisons nos pouvoirs, et nous méritons de savoir comment les utiliser pour accroître sa sécurité et sa qualité de vie. Les enfants méritent de savoir que, peu importe ce qui se passe, vous les aimez, vous croyez en eux et qu’ils sont dans leur droit d’être en sécurité juridique, émotionnelle et physique.

Nous œuvrons pour un monde où chacun se vivra plus librement, persuadé que le risque de violence, de harcèlement, de voies de fait et d’abus de pouvoir sera bien plus faible que ce qu’il est aujourd’hui — et l’assurance que le pouvoir à tous les niveaux sera utilisé de manière juste, équitable et raisonné.

Chez Kidpower, nous soutenons que le droit d’être en sécurité est un droit humain fondamental. Alors travaillons ensemble dans la poursuite de cet objectif car nous et nos enfants méritons des compétences combinées avec des connaissances afin d’être prêts à protéger notre sécurité et nos droits par des actions éclairées à tout moment.

Quelques liens utiles :

Les organisations à but non lucratif

La liste suivante présente des organisations aux réputations reconnues pour la promotion et la protection des droits civils par le biais de la défense des droits des citoyens. Faites-nous savoir si nous avons manqué une association qui, selon vous, devrait figurer sur cette liste !

Prenez en charge votre sécurité en recherchant des informations sur des sites de confiance pour #ClamezVosDroits afin que vous et vos proches soyez vraiment prêt à défendre vos droits – pour votre sécurité !

La Ligue des Droits de l’Homme  

http://www.ldh-france.org

Fondée à l’occasion de l’affaire Dreyfus, la LDH, par l’intermédiaire de sa permanence juridique nationale (01 56 55 50 10 de 10 h à 13 h du lundi au vendredi) ou de ses sections locales, assure un rôle d’information. Elle est susceptible d’interpeller les autorités publiques dans diverses situations révélatrices de pratiques illégales ou qui portent atteinte d’une façon ou d’une autre aux droits des individus.

Contact :

Email : ldh@ldh-france.org

Adresse : 138, rue Marcadet – 75018 PARIS

Téléphone : 01 56 55 51 02

Amnesty international France

http://ww.amnesty.fr

Amnesty International est un mouvement qui regroupe plus de 2,2 millions de membres et de sympathisants actifs dans plus de 150 pays et territoires. Amnesty France a déterminé des priorités et des grandes orientations :

  • Le soutien actif aux défenseurs des droits humains qui sont les cibles privilégiées des États, des groupes paramilitaire et des groupes armés.
  • La défense du droit des réfugiés, des demandeurs d’asile, des personnes déplacées et des migrants au niveau français et européen.
  • L’éducation et la sensibilisation aux droits humains.
  • La lutte contre l’impunité et le soutien apporté à la Cour pénale internationale afin qu’elle devienne un véritable outil de dissuasion et un instrument efficace de promotion des droits humains.
  • La dénonciation des dérives de la lutte contre le terrorisme et de la pratique de la torture dans les centres de détention sous contrôle américain.

Contact :

Email : webmestre@amnesty.fr

Adresse : 76 Bd de la Villette 750940 Paris cedex 19

Téléphone : 01 53 38 65 65

La Quadrature du Net

https://www.laquadrature.net/fr

La Quadrature du Net est une association de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet. Elle promeut une adaptation de la législation française et européenne qui soit fidèle aux valeurs qui ont présidé au développement d’Internet, notamment la libre circulation de la connaissance. Elle s’illustre régulièrement par sa ses activités de défense de la liberté d’expression sur Internet et son opposition à la surveillance généralisée des citoyens.

Contact :

Email : contact@laquadrature.net

Adresse : 60 rue des Orteaux 75020 Paris

Téléphone : 09 72 29 44 26

CIMADE, service œcuménique d’entraide (droit des étrangers)

http://www.cimade.org/

La CIMADE accueille et accompagne plusieurs dizaines de milliers de migrants et de demandeurs d’asile dans ses permanences. Elle héberge également près de 200 personnes par an dans ses deux centres d’accueil de Béziers et de Massy. Intervenant dans les centres de rétention administrative, elle est chargée par les pouvoirs publics d’une mission d’accompagnement et de défense des droits des étrangers contraints de quitter le territoire. La Cimade soutient également des partenaires dans des pays du Sud autour de projets liés à la défense des droits fondamentaux, à l’aide aux réfugiés ou à l’appui aux personnes reconduites dans leur pays.

Contact

Email : infos@cimade.org

Adresse : 64 rue Clisson 75013 Paris

Téléphone : 01 44 18 60 50

Ressources supplémentaires :

source : https://raidh.org


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