10 Actions pour prévenir et arrêter le cyberharcèlement


10 Actions pour prévenir et arrêter le cyberharcèlement

Restez calme et réagissez ! Nous sommes profondément déterminés à aider les enfants, les familles et toute personne à rester en sécurité émotionnellement et physiquement pendant la pandémie de COVID-19. Consultez notre article spécial Pandémie et les ressources de notre site web.


par Irene van der Zande, fondatrice du programme Kidpower et directeur executif Californie | 16 octobre 2019


Pour faire un don, c’est par < ici > ! Chaque euro nous aide à apprendre aux enfants et à rappeler à toute personne tous les pouvoirs qu’ils ont en eux pour se mettre en sécurité « dans leur tête, dans leur cœur et dans leur corps ».


Partager des photos « gênantes » est une forme de cyberharcèlement

Le « cyberharcèlement » que l’on pourrait aussi appeler « cyberintimidation », « agression électronique » ou « agression en ligne », se définit comme l’utilisation délibérée d’outils électroniques – tels que les smartphones, Internet, les réseaux sociaux ou les environnements de jeu – ayant pour objet ou pour effet de harceler, humilier, malmener ou menacer quelqu’un. Comme toute forme d’intimidation, le cyberharcèlement peut mettre à mal la joie de vivre, la réputation et la confiance d’une personne.

Les actes de cyberintimidation et autres agressions électroniques ont causé de nombreuses souffrances qui peuvent et doivent être évitées. Notre mission en tant que parents, éducateurs et autres adultes bienveillants, consiste à apprendre à nos jeunes à être de bons « citoyens numériques », à leur donner un exemple positif en ce sens et à insister pour que tout le monde ait l’intention d’utiliser la technologie avec sagesse et sécurité.

Voici 10 mesures que nous pouvons prendre pour protéger les jeunes contre la cyberintimidation.

1. Donner le bon exemple. Ce que nous FAISONS importe plus que ce que nous DISONS !

Rappelons-nous, adultes, que nos actions ont une puissante influence sur le comportement de nos jeunes. Ainsi que le disait un enseignant : « Dans notre petite école privée, les parents colportaient du commérage, en ligne et hors ligne, à propos de problèmes d’une certaine famille. Il n’est pas surprenant que leurs enfants aient ensuite commencé à publier des insultes contre un élève de cette famille en difficulté. » Chaque situation est l’occasion de montrer aux enfants et aux adolescents de notre entourage comment rester respectueux même lorsqu’on est contrarié. Ils nous verront aller vers autrui pour communiquer en personne, directement et respectueusement si on a un problème à résoudre, plutôt que de critiquer cette personne dans son dos. Ou bien, si c’est impossible, leur faire savoir que l’on va contacter directement une personne en mesure de résoudre le problème.

On peut aussi exprimer ses désaccords objectivement et poliment, sans injure, ni sarcasme. Ou montrer que l’on peut décider de NE PAS donner de « j’aime » ni « partager » sur les réseaux une publication ou une photo blessante ou irrespectueuse… même si ça peut paraître amusant sur le moment.

Si on fait une erreur, on peut la reconnaître et montrer comment on présente ses excuses. Ou raconter comment on a exprimé son désaccord à des personnes qui sont puissantes ou influentes, mais qui agissent avec mépris ou irrespect. Et cela même si on apprécie leurs victoires sportives, leurs musiques ou leurs films, ou si on est en accord avec leur politique. Donner l’exemple en laissant de côté son smartphone pour passer du temps ensemble, dans la nature ou en présence de vrais amis, sans être scotché sur les réseaux sociaux.

2. Rester attentif à l’environnement numérique de nos enfants et partout ailleurs – Montrer aux enfants que cela nous importe !

Audrie Pott, une jeune fille américaine de 15 ans, s’est suicidée après avoir été agressée sexuellement. Une vidéo de l’agression avait aussi été partagée en ligne avec des commentaires abjects. Ses parents ont eu connaissance de l’agression, de la vidéo et des commentaires uniquement lorsque c’était trop tard.

Il est important de passer du temps avec nos enfants et nos adolescents pour savoir ce qu’ils font vraiment. Pour leur expliquer par exemple que leurs activités comme les textos, les réseaux sociaux tels que Facebook, Instagram, les échanges de courriels, les forums de discussion ou toute autre discussion numérique peuvent facilement exposer notre vie privée au monde entier. On peut insister sur le fait que leurs activités privées peuvent donc aussi arriver jusqu’à nos oreilles…

Si on ne comprend pas exactement ce que fait notre enfant avec Internet, on peut demander à ce jeune de nous l’expliquer en nous montrant comment faire pendant que l’on reste juste en « copilote ».

Si on est soi-même souvent sur notre smartphone, se rappeler d’en décrocher régulièrement pour être attentif à nos enfants. Sans cela, il serait possible de s’asseoir à côté de son enfant, chacun en regardant son propre écran mais sans même remarquer ce que qu’il voit ou ce qu’il écrit !

Il faut vivement rappeler qu’il est essentiel de protéger et de superviser les enfants jusqu’à ce qu’ils soient vraiment prêts à faire eux-mêmes des choix sûrs et matures. Les enfants sont plus en sécurité lorsque les adultes savent qu’ils accompagnent ce qu’ils font et où ils vont. D’autant qu’avec la technologie, même si on est côte à côte avec un enfant, on ne sait pas nécessairement quel contenu en ligne il consomme… sauf si on regarde le même écran.

Assurons-nous que chaque enfant sache qu’il peut compter sur nous pour les protéger en discutant de la promesse de protection de Kidpower avec tous les jeunes dont on s’occupe : « Tu es très important-e pour moi ! Si tu as un problème de sécurité, je veux le savoir– même si je te semble trop occupé-e, même si quelqu’un que tu apprécies sera fâché-e, même si c’est gênant, même si tu as promis de ne rien dire et même si tu as fait une erreur. Dis-le-moi STP et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour t’aider. » Puis souligner que la cyberintimidation cause précisément un problème de sécurité.

3. Apprendre aux enfants à être de bons « citoyens numériques » pour neutraliser la cyberintimidation.

Un antidote est une substance qui peut neutraliser un certain poison. L’apprentissage de la « citoyenneté numérique » peut être un puissant antidote à la cyberintimidation. Un citoyen est l’habitant d’une cité, d’un lieu, d’un endroit. Or le monde en ligne est bien un endroit où la plupart des jeunes vivent, la plupart du temps. Selon Mike Ribble, auteur de « Digital Citizenship in Schools and Raising a Digital Child », les parents et les éducateurs sont souvent comme des immigrés sur Internet, tandis que leurs enfants sont comme des natifs du monde numérique. Beaucoup d’adultes sont intimidés parce que la technologie change constamment et rapidement, et il peut être difficile de suivre les évolutions à moins d’avoir grandi avec. Heureusement, les valeurs et le comportement d’un bon citoyen sont les mêmes, que vous soyez en ligne ou dans le « monde réel ». Un engagement à agir avec respect, sécurité et bienveillance envers vous-même et les autres ne connaît pas de frontières.

Connaître la façon de se protéger des mots néfastes, que vous les entendiez ou les voyiez, est la même. L’importance de rester attentif est toujours applicable, où que vous soyez. L’intimidation est un comportement dangereux et irrespectueux, qu’il se produise en personne, sur papier ou dans le monde numérique. Nous vous proposons un modèle de contrat écrit de « citoyenneté numérique et d’utilisation de la technologie (article en anglais) » que les enfants peuvent alors signer avec leurs parents et qui peut être mis à jour chaque année. Vous pouvez télécharger et adapter le contrat de citoyenneté numérique et de sécurité de Kidpower pour votre usage personnel.

4. Discuter de la difficulté à NE PAS suivre la pression des pairs. Parler des souffrances dues à la cyberintimidation. Laisser les enfants nous dire ce qu’ils savent.

Demander aux enfants qui utilisent quotidiennement la technologie pour communiquer ce qu’ils savent déjà sur le cyberharcèlement. Ils ont généralement beaucoup d’informations et d’idées précises. Demander si cela leur est arrivé à eux ou à quelqu’un qu’ils connaissent. Assurez-vous que les jeunes de votre entourage savent que :

  • La cyberintimidation passe par le biais d’ordinateurs, de téléphones portables ou d’autres technologies pour blesser, effrayer ou embarrasser d’autres personnes. Le cyberharcèlement engendre de graves sanctions à l’école et aussi face à la Loi. En France, certaines formes de cyberintimidation sont interdites.
  • Être violent, c’est être violent, peu importe le moyen utilisé. Ne pas se demander si c’est drôle mais plutôt si quelqu’un pourrait se sentir blessé.
  • Même si vous pensez que quelqu’un a été violent avec vous, être violent en retour n’est pas un moyen efficace de gérer le problème. Mieux vaut demander de l’aide d’un adulte de confiance.
  • Pouvoir s’exprimer, libérer la parole et avoir le courage de parler si on observe du cyberharcèlement. Dire ouvertement que c’est malsain et refuser de laisser cela « secret ».
  • Penser avant en gérant finement les paramètres de confidentialité des réseaux sociaux. Et surtout, ne poster sur ces plateformes, ni n’envoyer par courriel, aucun fichier qui ne devrait jamais être vu un jour par le monde entier.
  • Si on reçoit un message blessant ou si on nous envoie quelque chose pour vous attaquer : ne pas répondre. Mais ne pas supprimer et prendre en charge la situation en enregistrant le message ou en faisant une capture d’écran. Puis l’imprimer si on peut et obtenir de l’aide d’un adulte de confiance. Si l’adulte ne nous aide pas, persévérer jusqu’à obtenir l’aide dont on a besoin.

5. Avoir conscience de l’impact délétère d’un usage malveillant d’Internet.

Chez Kidpower, nous recommandons aux parents ou aux éducateurs de dire clairement aux enfants et aux adolescents qui leur sont confiés : « Chacun mérite d’être traité avec respect et de vivre en sécurité partout et avec tout le monde. Chacun a la responsabilité d’agir avec respect et intégrité envers soi-même et les autres. Cela signifie être un bon « citoyen numérique » dans toutes les activités passant par les technologies numériques, telles que les ordinateurs et les smartphones pour interagir via les SMS, les réseaux sociaux, les jeux en ligne, etc. »

Pour les enfants et les adolescents, leur donner le droit d’utiliser des outils numériques de façon autonome s’accompagnera de la présentation de leurs responsabilités, de leurs paroles et de leurs actes. Notamment prendre des décisions matures et respectueuses, venir nous informer des problèmes éventuels et obtenir notre accord préalable pour tout nouvel usage. Considérer l’utilisation des ordinateurs pour tout domaine – sauf le travail scolaire – comme un privilège et non comme un droit. De même utiliser des téléphones portables pour se divertir – hors urgences ou communication avec des adultes référents – est un privilège plutôt qu’un droit.

Comme l’a expliqué une mère de famille : « J’ai été horrifiée d’apprendre que ma fille a envoyé des photos humiliantes et des propos insultants concernant deux enfants de son équipe de natation. J’ai fortement restreint l’utilisation de ses outils numériques jusqu’à ce qu’elle écrive un texte sur les préjudices causés par la cyberintimidation. Puis elle a formulé ce message en personne, avec des excuses, à ses coéquipières et à son entraîneur. Elle avait répété avec moi à l’avance pour s’assurer que le ton était clair et respectueux. Même si elle était furieuse contre moi, je sentais que ma fille devait réaliser la gravité de ce type de comportement et faire amende honorable en ce sens. »

Si les jeunes de notre entourage ont harcelé quelqu’un, en ligne ou en personne, leur demander de s’excuser et voire payer des amendes est formateur. On peut chercher comment la situation s’est envenimée et puis les mettre en situation pour s’exercer à trouver la meilleure réaction possible. Souvent, les priver du privilège d’utiliser les outils numériques pendant une certaine période est la sanction la plus efficace. De plus, on peut demander aux enfants de poser des actes concrets, comme envoyer une lettre d’excuses manuscrite, faire des recherches sur les préjudices causés par la cyberintimidation puis rédiger une synthèse, ou faire du bénévolat pour se racheter et participer à rendre ce monde meilleur.

6. Apprendre aux enfants : « Ne publiez PAS en ligne ce qui vous gênerait si c’était connu du monde entier ! »

Un ado transgenre a été traumatisé quand il a découvert qu’un camarade, à qui il faisait confiance l’avait encouragé à envoyer son vécu sur son identité de genre par texto. Cet élève avait ensuite transmis ces messages très personnels à un tas d’autres camarades, accompagnés de railleries. L’élève a été étonné d’être retrouvé et sanctionné pour cyberharcèlement. Il pensait qu’aucun adulte ne serait au courant, d’autant plus qu’il avait supprimé les messages d’origine.

Les jeunes doivent savoir que, même si un échange semble être très privé, voire anonyme, et même si les opérateurs affirment que leur plateforme est privée, chaque utilisation numérique laisse des traces qui peuvent un jour devenir publiques. Y compris plus tard pour des employeurs potentiels ou des comités d’admission universitaires. De plus, même si il est supprimé peu de temps après, un échange électronique peut se diffuser très loin et très vite, avec un impact bien plus important que l’auteur aurait voulu. L’envoi ou la réception de photos sexuellement explicites de toute personne de moins de 18 ans, même si elles sont destinées à être partagées en privé, et même si les photos sont des « selfies », peuvent être qualifiées de pornographie pédo-criminelle. Ce qui peut entraîner de graves sanctions pénales.

Avec les jeunes enfants, on peut gérer soi-même les paramètres de confidentialité mais il serait illusoire de penser que c’est suffisant. Se rappeler que tout ce qui est partagé numériquement avec quelqu’un peut être envoyé ensuite publiquement à n’importe qui d’autre. Sauf sur un réseau sécurisé où les utilisateurs se connaissent tous, comme un réseau d’école, il vaut mieux clairement interdire à nos enfants de publier des informations privées ou des photos sur le fil d’actualité d’un ami en ligne, sur un forum de discussion ou ailleurs sur tout autre support.

7. S’exercer en famille à être attentif aux problèmes, à s’en éloigner, à poser des limites et obtenir de l’aide.

Pour être en sécurité sur Internet, il est important de savoir comment réagir si on a un problème qui perturbe notre bien-être ou celui d’un proche. Si un jeune reçoit ou s’il tombe sur un message agressif ou malveillant, lui apprendre à ne pas répondre… et à ne pas le supprimer non plus. Lui conseiller de faire une capture d’écran et d’en parler rapidement à un adulte de confiance. Un garçon, appelons-le Max, a demandé de l’aide à ses parents quand deux anciens camarades ont créé une page Facebook nommée « Je déteste Max » et qui a été « likée » par des centaines d’élèves de son lycée. Comme on peut l’imaginer, cette expérience a été dévastatrice pour lui. Max raconte : « Ce qui m’a aidé, c’est d’avoir le soutien de mes parents. Ils ont demandé à Facebook de supprimer la page et ils m’ont répété encore et encore que ce n’était pas de ma faute. On est allé voir un thérapeute et on a fait un atelier Teenpower pour savoir quoi faire quand on a des problèmes avec les autres puis se trouver de nouveaux amis. »

Pratiquer les exercices de sécurité appris en atelier Kidpower, notamment :

  • Comment se protéger des mots qui blessent,
  • Poser des limites avec soi-même et avec les autres,
  • Entrer en contact puis communiquer avec les gens de manière positive,
  • Prendre en charge ses paroles ou garder pour soi ses ressentis personnels,
  • Pouvoir partir et s’éloigner d’ennuis éventuels,
  • Persévérer jusqu’à obtenir l’aide d’adultes, même occupés.
  • S’entraîner à dire « non » et « laissez-moi » avec force et aplomb.
  • Trouver des tactiques de diversion avec ses camarades,
  • S’exercer à faire face aux réactions négatives.
  • S’entraîner à poser son smartphone et à s’éloigner des outils numériques quand on a la tentation de publier, de « liker » ou partager quelque chose de blessant ou d’irrespectueux. Voir : Stratégies Kidpower pour la sécurité en ligne – et partout ailleurs

8. Si un enfant est victime de cyberintimidation, lui offrir son soutien. Eviter les reproches ou les leçons.

Son caractère anonyme et une large diffusion du cyberharcèlement en font un évènement traumatique. Si son enfant a vécu une cyberintimidation, lui apporter un soutien émotionnel et lui dire : « Je suis tellement désolé de ce qui t’arrive. Je suis très fier que tu aies eu le courage de m’en parler. Ce n’est pas de ta faute et nous allons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que ça s’arrête. » Insister sur le fait que ce problème doit être géré par les autorités scolaires, votre fournisseur d’accès Internet ou votre opérateur de téléphonie mobile, la plateforme de réseau social, telle que Facebook et, si nécessaire, la police.

Si son enfant semble traumatisé par ce qui s’est passé, le soutenir en lui rappelant que le problème ne vient pas de lui, qu’il ne doit pas se sentir coupable et que ça va s’arranger.

Organiser des consultations thérapeutiques pour l’enfant et la famille. Prévoir une protection contre les représailles en cas de dénonciation et pour prévenir toute nouvelle agression. Trouver des occasions pour l’enfant de développer de nouvelles relations et de s’amuser avec ses camarades. Offrir à l’enfant une formation sur la « sécurité relationnelle » du type de celle proposée par Kidpower. Pour plus de ressources sur la façon de procéder, voir : 5 Recommandations pour aider un enfant à se remettre d’une intimidation grave (article en anglais) et que faire si un enfant signale un abus possible, de l’intimidation, du harcèlement ou tout autre élément qui le dérange.

9. S’entraîner à dire à ses amis : « Arrêtez ! Ce n’est pas juste ! » et « Arrêtez ! C’est violent ! »

Une fois que les enfants ont compris à quoi pourrait ressembler la cyberintimidation, il est utile de pratiquer des exercices et d’en parler. On peut énumérer les réactions négatives possibles de quelqu’un. Ensuite, s’exercer à répondre fermement et respectueusement pour poser clairement des limites. Laisser aux jeunes la liberté d’inventer leur propre histoire pour l’exercice à pratiquer. Changer de rôle avec eux. Par exemple, un ami pourrait dire : « Je ne supporte pas Eric. Regardez, j’ai une photo de lui qui va se soulager dans les champs lors de la sortie scolaire. Voyons, à combien d’élèves on peut l’envoyer ? » Une façon de répondre pourrait être : « Non, c’est du harcèlement. C’est cruel de faire ça. » Une réaction inappropriée et classique à cette limite pourrait être : « Mais tu dois bien admettre que c’est marrant ! » Une réponse adaptée serait : « Ecoute, même si Eric n’est pas mon ami, je ne trouve pas ça drôle, d’humilier quelqu’un. En plus, c’est illégal. » Voir : Comment parler des insultes (article en anglais).

10. Apprenez aux enfants comment demander de l’aide aux adultes, même s’ils préféreraient les résoudre eux-mêmes !

Les jeunes peuvent avoir une énorme influence et peuvent se protéger s’ils savent quels sont les comportements dangereux sur Internet et qu’il s’agit d’un événement grave qui nécessite l’aide des adultes. L’une de nos ados Kidpower, Laura, a alerté sa mère parce qu’une « amie » en ligne, dans un forum de discussion, postait des commentaires désespérés sur la vie « qui ne valait pas la peine d’être vécue » … Grâce aux conseils de sa mère, Laura a dit à cette amie que ses ressentis étaient préoccupants et l’a encouragée à appeler la plateforme téléphonique de prévention du suicide. Le lendemain, la jeune fille a écrit à Laura qu’elle avait parlé à un conseiller là-bas pendant très longtemps. Même si elle n’avait pas encore de réponses définitives, cette adolescente était sur le point d’obtenir le type d’aide dont elle avait besoin. Voir l’histoire de réussite de la prévention du suicide : l’opposé de la cyberintimidation (article en anglais).


Pour aller plus loin :

L’association « Centre de la Cybersécurité pour les Jeunes » (CCJ) et le cabinet Wavestone ont élaboré un « kit de jeu » gratuit, soutenu par Cybermalveillance.gouv.fr, pour sensibiliser les 11-14 ans aux dangers du net, de cette collaboration est né le jeu « 1, 2, 3 Cyber ! ». :

Le kit, composé d’un livret pour les animateurs, met en avant 35 thématiques clés (sous la forme de cartes de jeu) telles que le cyberharcèlement, l’ami virtuel, la vie privée, le hameçonnage, les mots de passe, le signalement, le chantage, le challenge, la cellule d’écoute, sans oublier les fake news…. Une session, qui peut compter de 6 à 12 joueurs, dure environ 1h15 (l’introduction, le temps de jeu et le bilan).

Le kit est en téléchargement libre et gratuit sur GITHUB :

https://github.com/wavestone-cdt/1-2-3-Cyber


SecNumacadémie est un programme en ligne de sensibilisation à la sécurité du numérique qui s’adresse à tous.

https://www.ssi.gouv.fr/administration/formations/secnumacademie/

Dans le cadre de sa mission de sensibilisation, l’ANSSI propose SecNumacadémie pour former le plus grand nombre de citoyens à la sécurité du numérique.

Grâce à ce MOOC, les utilisateurs pourront apprendre et assimiler des notions de base de la sécurité des systèmes d’information (SSI) utiles au travail comme à la maison.


Le ministère de l’Éducation nationale a mis en place un partenariat avec l’Association e-Enfance.

https://www.e-enfance.org/

Cette association, reconnue d’utilité publique et agréée par la ministère pour ses interventions pédagogiques après des élèves dans les établissements scolaires, a notamment pour mission l’éducation des enfants et des adolescents à une bonne pratique d’internet.

À travers le numéro vert national Net Ecoute (0800 200 000) qu’elle opère avec le soutien de la Commission européenne et du ministère, ses experts proposent des moyens techniques juridiques et psychologiques adaptés à la victime de cyber-harcèlement, à sa famille et au personnel éducatif. Les partenariats noués entre l’Association e-Enfance et les différents réseaux sociaux permettent de faire cesser les manifestations en ligne du harcèlement.


Irene van der Zande

Directeur exécutif et fondateur

Auteur à succès d’Amazon


Copyright © 2020 – présent. Une publication Kidpower Teenpower Fullpower International. Tous droits réservés.

Article publié en anglais : 17 mai 2012   |   Dernière mise-à-jour : 16 octobre 2019 |   Lire la version originale anglaise Article publié en français : 10 avril 2020   Dernière mise-à-jour : 10 avril 2020

À propos de l’auteure

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Irene van der Zande – Fondatrice de Kidpower

Irene van der Zande, Fondatrice de Kidpower® et directrice générale de Kidpower International depuis ses débuts en 1989. Irene van der Zande est passée maître dans l’art d’enseigner la sécurité à l’aide d’histoires et d’exercices pratiques ainsi que dans l’art d’inspirer d’autres à faire de même. Son expertise en matière de protection de l’enfant et de la sécurité personnelle en général a été mis en lumière dans de nombreux médias : USA Today, CNN, Today Moms, LA Times et The Wall Street Journal.

Elle est également l’auteure de nombreuses publications. Certains titres forts demandés sont :

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